Elle est vivante la Parole de Dieu ! – Journal N° 30 – septembre 2015

Souvenez-vous de cette Bible qu’on vous a offerte un jour : c’était peut-être le jour de votre première communion ou de votre mariage…
Savez-vous encore où vous l’avez rangée ? Quelque part dans votre bibliothèque ? Ce qui est sûr, c’est que vous avez dû la garder : une Bible, même si on n’en fait pas usage, on a des scrupules à s’en débarrasser…
Ces scrupules viennent peut-être de ce sentiment que ce livre n’est pas tout à fait comme les autres, qu’il représente quelque chose de sacré et qu’il faut donc le traiter avec respect. Qu’a-t-il donc, ce livre, de si particulier ?

D’abord, le contenu de la Bible est différent, car il parle de Dieu. Ensuite, son auteur est surprenant, puisque c’est Dieu lui même.
En effet, même si ce sont des hommes qui ont rédigé les différents livres de la Bible, ils l’ont fait sous l’inspiration divine, assistés par l’Esprit saint. Ils se sont servis de leur propre intelligence pour rédiger, mais ils étaient comme traversés par un souffle divin. C’est pourquoi l’on peut dire que toute la Bible a Dieu pour auteur principal. N’est-ce pas extraordinaire que Dieu ait ainsi voulu communiquer avec les hommes ?
Pour ce faire, soit Il a adressé la Parole directement à certaines personnes, comme Abraham ou Moïse, soit il est passé par des intermédiaires, les prophètes, qui ont parlé en son nom. Et pour finir, c’est Jésus lui-même, le Fils de Dieu, qui est venu nous parler en prenant chair, en devenant un homme parmi les autres.
Dans tous les cas, ces paroles ont été d’abord transmises oralement, puis mises par écrit. C’est ce qui constitue notre Bible, avec son Ancien et son Nouveau Testament. Ce qu’il y a de fascinant, c’est que ces paroles prononcées au cours de l’histoire, dans des situations concrètes, sont toujours d’actualité, quelle que soit notre expérience de vie. Bien sûr, certains livres de l’Ancien Testament nécessitent une étude approfondie du contexte historique et littéraire pour comprendre ce que l’auteur a voulu dire, avant de dégager le sens spirituel applicable à notre situation personnelle.

C’est là tout le mystère de la présence de Dieu à travers l’Écriture Sainteparole_2journal30

Prenons une comparaison. Lorsqu’un ami vous écrit une lettre, la plupart du temps, c’est parce qu’il est absent : la lettre donne des nouvelles, suscite
des émotions, nourrit la relation. Bref, la lettre permet de supporter le manque, car elle rend l’ami présent, au moins en pensée. Qu’en est-il de la lettre que Dieu nous a écrite ? Cette lettre, c’est l’Écriture Sainte, qui ne se contente pas de nous transmettre des informations sur Dieu, mais qui le rend réellement présent.
Certes, si nous la lisons comme une oeuvre littéraire ou seulement historique, alors, nous la considérons de l’extérieur, nous nous attachons seulement à son contenu. Tandis que si nous la lisons comme une parole vivante, alors, cette lecture nous fait entrer dans une relation personnelle avec Dieu luimême. Si nous acceptons que Dieu désire entrer en relation avec nous, nous pouvons alors entrer dans ce dialogue où Dieu parle et écoute. Ce qui compte, c’est bien l’attitude intérieure dans laquelle nous recevons la Parole de Dieu. Dans la prière, nous pouvons nous exprimer, en parlant à ce Dieu qui nous écoute, et nous pouvons aussi faire silence et écouter ce qu’il veut nous dire. La Bible est une source inépuisable de paroles que Dieu nous adresse aujourd’hui, et sa simple lecture nous fait entrer dans la prière, en rendant Dieu présent.

La présence de Dieu à travers sa Parole nous fait participer à sa propre vie divine, à la fois dans une relation intime avec Lui, mais aussi dans une dimension communautaire. Loin de nous replier sur nous-mêmes, la prière est une expérience qui nous ouvre à la présence des autres. On peut ensuite, ensemble, avec les autres, entrer dans ce dialogue. Peutêtre avez-vous fait l’expérience, en assistant à la messe, que l’on écoute différemment la Parole de Dieu lorsqu’on est en communauté ? L’Église est une communauté qui se met à l’écoute de Dieu. Cette écoute de la Parole est une partie essentielle de la messe.

« L’Évangile possède une vertu secrète, je ne sais quoi d’efficace et de chaleureux, qui agit sur l’entendement, et qui charme le coeur. L’Évangile n’est pas un livre : c’est un être vivant. » Voilà ce qu’on a pu lire sous la plume de Napoléon !
Allez donc rechercher dans votre bibliothèque ce livre qui n’aspire qu’à devenir vivant, et à donner la Vie.

P. Michel lovey

 

Témoignages

 

Marie-Louise, participant à la lecture priante de l’Évangile de saint Jean

Il est vrai qu’une formation permet de mieux connaître et d’approfondir la Parole.
Mais, après la formation, faut-il aussi avoir le désir et faire l’effort de la relire et la recevoir pour en vivre. Et, tout seul, ce n’est pas toujours facile. D’où l’importance peut-être, de la participation à un groupe de réflexion pour retravailler cette Parole. C’est bien que l’Église insiste sur la formation et qu’elle invite les jeunes à y participer.
Ce qu’ils reçoivent aujourd’hui est un bien précieux pour le présent et l’avenir. Parole et prière sont le moteur indispensable pour vivre sa foi au milieu du monde.

Pierre et Daphné, participant aux soirées « À la découverte des prophètes » animées par le père Michel durant l’année 2014-2015

Nous avons trouvé très intéressant de découvrir les prophètes à travers leur mission.
Les prophètes, ces personnages un peu mystérieux de l’Ancien Testament, nous sont devenus beaucoup plus proches et « humains ». Ils ont assumé une mission extraordinaire et en même temps ils se sont confrontés à de nombreuses difficultés qu’ils ont réussi à surmonter grâce à leur foi en Dieu.
Nous nous sentons encouragés à assumer à notre niveau notre mission de prophète reçue à notre baptême.

Marguerite, auditrice RCF

La Parole à tout moment
En prenant mon petit-déjeuner vers 6 h 45, j’ai pris l’habitude d’écouter la prière du matin sur RCF. J’écoute l’Évangile du jour et son commentaire.
Si ce commentaire me plait, je prépare mon magnétophone à cassettes afin d’enregistrer à 7 h 45 ou si j’ai loupé à 8h30.