La solidarité ? C’est dans leur A.D.N. – journal N° 27 – décembre 2014

solidarite1_journal27Quand des jeunes s’engagent et s’investissent avec l’espérance d’aller jusqu’au bout de leur projet, on doit en parler… Hommage aux Compagnons du groupe SGDF (Scouts et Guides de France) Abbé Pierre d’Irigny, partis en mission humanitaire au Népal, en août dernier.

Autonomes et motivés, Maxime, Gaëlle, Mathilde, Quentin et Mathias, cinq jeunes lycéens de nos quatre clochers, ont, durant ces deux dernières années, cumulé des extra-jobs afin d’auto financer leur mission auprès des enfants démunis et orphelins de l’école Victor-Hugo à Katmandou.

S’effacer et les laisser prendre leur envol, Audrey et Bertrand, le jeune couple de Vourles qui les ont accompagnés durant ces deux ans, racontent…

Nous avons rencontré, en septembre 2012, cinq jeunes, disposés à former une équipe compagnons chez les SGDF, chacun avec son expérience de
scoutisme, sa vision du monde, son sens de l’engagement. Il nous aura fallu d’abord leur laisser la place et la parole, car le rôle d’un accompagnateur, c’est justement de savoir s’oublier pour permettre aux jeunes de faire équipe, de gagner en autonomie, de mûrir leur projet.

La première année a été celle de l’apprentissage et de la découverte mutuelle. Elle s’est achevée par un camp autour d’un chantier archéologique en Bourgogne. La deuxième année aura forcément été plus intense, en actions et en rendez-vous. Choix d’un partenaire au Népal, d’un projet de solidarité dans une école, d’actions de financement.

Nous avons vu le projet émerger doucement, nous les avons vus douter et s’interroger sur la pertinence de leur action. Mais quel bonheur de les voir oser présenter leur projet à leurs parents, au groupe scout, à leurs partenaires. Quel bonheur de les savoir dans l’avion, et un soir d’été de recevoir un petit SMS qui dit que tout va bien. Quelle joie d’aller les accueillir à leur descente du train après un mois passé au Népal, de voir leurs sourires fatigués, de partager leur expérience autour des premières photos, dans l’enthousiasme du retour.

Être accompagnateur compagnons, c’est aussi savoir que désormais, pour eux, rien ne sera plus exactement comme avant, qu’ils ont donné, qu’ils ont reçu et surtout grandi.
Et c’est s’effacer, pour les laisser prendre leur envol.

Mission accomplie !Souvenirs et expérience inoubliables…

Les jeunes témoignent :

Maxime :

Le Népal fut une expérience unique pour l’ensemble de l’équipe. Ce projet, dans une des écoles les plus pauvres du monde, résulte de l’aboutissement de deux ans de travail, deux ans de financement sous la chemise scoute. Cette expérience m’a fait grandir en responsabilité, autonomie et maturité. Un tel voyage nous redonne une nouvelle définition du sens de la vie : vivons-nous pour nos désirs ou pour nos besoins ? À Katmandou, j’ai eu la chance de découvrir une culture différente mais aussi, des personnes exceptionnelles. Apprendre à vivre à la népalaise, nous fait prendre conscience de la chance que nous avons de vivre en France. La pauvreté économique et sociale du Népal restera pour moi un fait marquant de ce voyage

.
Mathilde : 18 ans, un mois,

Le Népal, une expérience inoubliable.
Ce projet, bâti à cinq, constitue l’une des rencontres les plus marquantes de ma vie. La découverte d’un pays, d’une culture, d’un peuple, de religions m’a
ouvert les yeux sur le monde qui m’entoure. Avoir été confrontée à une toute autre réalité fut éprouvant mais aussi très enrichissant. La découverte de la culture asiatique fut passionnante grâce à l’immersion népalaise et à l’accueil qui nous a été réservé à l’école Victor-Hugo.
Ce voyage m’a appris tant de choses. Je remercie toutes les personnes qui nous ont soutenus et encouragés dans cette aventure qui fut l’un de mes plus grands rêves.

Propos recueillis par Pascaline Croella

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