Méditation sur le Temps de l’Avent

La joie de l’Avent : Celui qui est, qui était et qui vient

par le père Javier

Introduction

Je vous invite à vous laisser envahir par une attente joyeuse ; une attente que nous ne pouvons connaître que par la foi. Foi en la Bonne Nouvelle de la venue de Dieu-fait-homme en Jésus, Fils de Marie. Dans les textes liturgiques cette joie est nommée aussi « paix ». La paix et la joie d’aujourd’hui sont déjà présentes en nous par celui qui est, qui était et qui vient. Nous l’attendons.

Nous avons commencé une nouvelle année liturgique (année B) consacrée à l’évangéliste Marc, et chaque dimanche de l’Avent, on allume une bougie posée sur la couronne de l’avent, symbolisant l’approche de la venue du Christ, lumière pour le monde et signe de joie.

La venue du Seigneur fait partie intégrante du mystère chrétien, car le jour du Seigneur a été annoncé par tous les prophètes et Jésus lui-même a parlé à plusieurs reprises de sa venue dans la gloire à la fin des temps comme Fils de l’Homme, pour inaugurer un ciel nouveau et une terre nouvelle.

Consciente que l’accomplissement des temps s’est déjà produit en Jésus, fils de Dieu, l’Église pendant le temps de l’Avent, elle répète, avec joie et force l’ancienne invocation de l’Apocalypse : Marana thà ! Viens, Seigneur Jésus ! 

Nous pouvons nous demander : aujourd’hui, les chrétiens, attendons-nous avec conviction, la venue du Seigneur ?

L’Avent : un temps où nous préparons notre cœur à fêter Noël

L’Avent nous propose deux attitudes : l’Attente et la Joie.

Pendant les 2 premiers dimanches nous préparons nos cœurs à accueillir le Messie. (1) Mc 13, 33-37. // Ensuite, les deux derniers dimanches, est une préparation plus centrée sur la fête de Noël, avec le Prophète (2) Isaïe 61, 1,2A,10-11 et l’Apôtre Paul (Tess 5, 16-24) et la lecture des évangiles qui précèdent la naissance du Christ : l’annonce de la naissance de Jean le Baptiste à Zacharie et l’annonce à la Vierge Marie et à saint Joseph de la nativité de Jésus. (Voir Prions en Église)

Personnages-clé de l’Avent 

Jean Baptiste et Marie (avec Joseph)

Jean-Baptiste, (3) Marc 1, 1-8, est un personnage-clé de l’Avent puisque c’est lui qui appelle sans cesse le peuple à se convertir pour accueillir le Messie de Dieu. Il prépare les chemins du Seigneur, il montre l’Agneau de Dieu, le Christ, qui vient dans le monde. En effet, le Messie de Dieu ne s’accueille qu’avec un cœur ayant le désir de se convertir à sa Parole.  

La Vierge Marie, (4) Luc 1, 26-38, tient aussi une place toute particulière puisque c’est la première à accueillir Dieu dans son cœur et dans sa vie. Qui d’autre mieux que Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, pendant 9 mois, peut montrer à l’Église, et donc à nous-mêmes, comment disposer nos cœurs à le recevoir ? Elle est la figure de l’attente et de la confiance en Dieu par excellence : Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous) (Isaïe 7,14).

Comment est-ce que je prépare Noël ?

Comment et où je trouve la présence de Dieu lors de la fête de Noël ?

L’Avent : Un temps pour apprendre à préférer Jésus.

 

Pour mieux  accueillir l’Enfant Jésus, quelques signes liturgiques vont nous aider          

  • La couleur violette que revêtent les prêtres dans les ornements liturgiques. Dans l’Église, le violet est la couleur de la pénitence, un mot que l’on aime moins… « Jean-Baptiste proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés !»;
  • On ne chante pas le Gloria à la messe du dimanche car c’est le chant des anges la nuit de Noël : on le réserve donc pour cette fête, comme pour mieux le retrouver à Noël.
  • Le Sacrement du pardon : La conversion nous emmène vers une grande joie à cause de cet accueil que nous célébrerons le 25 décembre et c’est pour cela que nous disposons nos cœurs à préférer Jésus à toute autre chose, à l’exemple de Marie et Joseph.

Confession dans les différentes églises.

Quelques pistes pour animer notre conversion

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien ;
Si pour toi l’autre est d’abord un frère, une sœur ;
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force ;
Si tu préfères être lésé que de faire tort à quelqu’un ;
Si tu sais accepter la critique et en profiter sans la renvoyer et te défendre ;
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros ;
Si tu crois que l’amour est la seule force de discussion ;
Si tu crois que la paix est possible…

ALORS LA PAIX VIENDRA

Poème de l’Avent : les quatre bougies de l’Avent

Les quatre bougies brûlaient lentement. L’ambiance était tellement silencieuse qu’on pouvait entendre leur conversation.

  • La première dit : » Je suis la Paix ! Cependant personne n’arrive à me maintenir allumée. Je crois que je vais m’éteindre. » Sa flamme diminua rapidement, et elle s’éteignit complètement.
  • La deuxième dit: « Je suis la Foi » ! Je suis devenue superflue, les humains ne souhaitent plus connaître Dieu. Ma flamme n’a plus de sens. Quand elle eut fini de parler, une brise souffla sur elle et l’éteignit.
  • Triste, la troisième bougie se manifesta à son tour: « Je suis l’Amour » ! Soudain… un enfant entre, et voit les trois bougies éteintes. Pourquoi êtes-vous éteintes? Votre rôle est de brûler et non de vous éteindre! En disant cela, l’enfant commença à pleurer.
  • Je n’ai pas de force pour rester allumée. Les Humains m’ignorent ils ne voient qu’eux-mêmes et non plus ceux qu’ils devraient aimer. Ils oublient mon importance ! Et sans plus attendre, elle s’éteignit.
  • Alors, la quatrième bougie parla : N’aie pas peur, tant que j’ai ma flamme nous pourrons allumer les autres bougies, « Je suis l’Espoir » !
  • Avec des yeux brillants, l’enfant prit la flamme de l’Espoir…Il ralluma: la Paix, la Foi et l’Amour ! Que l’Espoir ne s’éteigne jamais en nos cœurs.