Histoire

La paroisse de Sainte Blandine du Fleuve a été créée en 2002 par la réunion des villages de Charly, Millery, Vernaison et Vourles. Son logo est riche de symboles.

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Histoire de la paroisse

A venir…

Histoire des églises

Eglise CharlyCHARLY – Eglise Notre-Dame

Histoire

L’église a longtemps porté le nom de Saint-Antoine-Abbé.

Vers 1225, l’Abbé d’Ainay décide la construction de l’église sous le vocable de Notre-Dame, identique à celle de Vernaison qui fut démolie en 1962. C’est un édifice rectangulaire roman, avec clocher en surplomb du porche d’entré, typique du plat pays, entouré d’un cimetière où les paroissiens étaient enterrés. A l’époque, l’église était beaucoup plus petite qu’aujourd’hui. Au XIIIème siècle, comme beaucoup d’églises, elle servait de refuge à la population en cas de danger.

La portion congrue

L’abbé d’Ainay se plaint d’insuffisances de revenus. Il y a « carence de vin, le monastère en est troublé et accablé… », les moines ne sont pas servis « selon la décence nécessaire ». L’archevêque établit donc la portion congrue (convenable) ; l’abbaye s’octroie les deux tiers de la dîme de la paroisse mais assure la vacance du vicaire et sa subsistance (terre, vigne et quatre asnées (1) de vin par an).

(1) Une asnée est la charge de l’âne portant 93 litres.

De nombreuses chapelles seront construites pour le salut des âmes des fidèles qui décideront d’instituer une prébende assurant le luminaire et la fondation des messes, prébende assurée par une donation ou des legs.

L’église est trop petite en 1518. Remaniée et agrandie en 1555, le clocher à l’origine à l’aplomb du porche d’entrée fut reconstruit à l’est, le choeur fut édifié à voûtes basses ogivales, éclairé de cinq fenêtres également ogivales, devenant ainsi un clocher gothique. De 1460 à 1639 sont construites des chapelles latérales en saillie de l’étroite nef sur les parois nord et sud. En 1717, les six chapelles restantes seront ouvertes par percement des murs latéraux ; des passages voûtés sont créés et l’église s’élargit ainsi de deux nefs latérales.

De 1634 à 1751, on construisit deux sacristies et une tribune.

Période révolutionnaire

En mai 1793, Lyon se soulève contre les jacobins. Le 14 juillet, le curé Jacques Derue officie dans l’église pour une messe ordinaire. Il est « pro-Lyonnais » et « anti-clubiste ». Le citoyen procureur de la municipalité, André Revenu, cabaretier (à l’emplacement actuel de la Thibaude) l’expulse de sa chaire. Le curé sera jeté en prison. Temple de la Raison, l’église sera rendue au culte en 1803. Jean Baptiste Frenet (1814-1889), élève d’Ingres, maire de la commune et républicain convaincu, illustre par une fresque dans le chœur la devise républicaine aux lumières de l’évangile.

Clocher de Charly dans le feuillage

Clocher de Charly dans le feuillage – © Ludovic d’Anchald

Epoque contemporaine

Un incendie en 1951 dans la chapelle de la Vierge fit quelques dégats. Et dans cette période de l’après-guerre 39-45 où bien des changements eurent lieu dans les églises, celle de Charly n’échapppa à ces modifications: le clocheton qui couronnait le clocher fut abattu. Statues et stations de chemin de croix furent enlevées, la chaire déposée, la table de communion supprimée.

A la place de l’autel fut posée une belle table Renaissance en pierre provenant du parc d’une propriété de Charly datant de 1578. Les chaises furent remplacées par des bancs et les vitraux de G. Dufêtre et A. Burlet disparurent au profit de ceux de Raphaël Lardeur en 1959 et de Louis Ribes, de 1965 à 1974.

Enfin, à la place de l’ancien cimetière entourant l’église, un agréable jardin trouva son emplacement.

En 2008, la Ville de Charly, avec le concours de la Paroisse, lance une vaste restauration de l’édifice. En novembre, après mise à niveau du sol du choeur, il est recouvert de dalles anciennes ou nouvellement acquises.

En avril 2010, la restauration est terminée : les autels, les retables, les statues, les peintures de JB Frénet, ainsi que le porche d’entrée, sont renovés. Les plafonds et les enduits à la chaux des murs sonbt refaits.

A voir…

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Le choeur et les boiseries

Le choeur fait apparaitre aujouird’hui un décor éclectique de la fin du XIXème siècle, proposant des fleurs de lys et des croix en or retouchées à l’éponge. Le plafond est peint en bleu, comme il était au XIXème siècle.

Les boiseries en chêne, installées en 1738, sont inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques.

L’autel

L’actuel autel est une table de chasse en pierre de 1578, de style Renaissance, classée aux Monuments Historiques, provenant du parc d’une propriété de Charly.

Les peintures de Jean Baptiste Frénet

Entièrement restaurées en 2010, elles ont été réalisées à la chaux et pigments naturels et directement sur le mortier de chaux par l’artiste. Il avait tendance à jouer avec une charge de pigments très légère.

Les chapelles, les retables et les statues

La statue de Saint Charles Borromée, du XIXème siècle, est en bois doré ; elle est placée devant un retable qui laisse apparaître de superbes iconographies de la fin du XVIIIème siècle, présentant des symboliques des Evangiles.

Le retable de Saint Joseph présente des colonnes torsadées du XVIIIème siècle. La statue de Saint Vincent, de 1829, est en bois doré.. Cette statue, ainsi que la statuette de Saint François de Sales en bois du XVIIème siècle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques.

De l’autre coté de l’église, la statue de Sainte Anne enseignant la Vierge est en terre cuite dorée et polychrome. La statue de la Vierge à l’Enfant, en bois de tilleul, initialemnt recouvert de plâtre, a été ,de ce fait, protégée d’un incendie en 1951. Elles sont toutes deux inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques.

Autres pièces de mobilier

La confessional réalisé en noyer en 1690 par Sieur Legrand, le bénitier et les Fonds baptismaux en marbre sont également inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques.

Les vitraux

Les anciens vitraux sont souvent déposés en raison de leur dégradation ou de nouvelles inspirations esthétiques tel le passage du dessin figuratif à l’abstrait. De nouvelles techniques apparaissent : verres colorés, gravés ; découpes variées…

Lumière et couleurs sont privilégiées. Une modernité peut s’imposer effaçant l évocation mémorielle. Ainsi à Charly le vitrail de Augustin Burlet (1892-1953) , « La Guerre » de 1920 fût déposé. De même pour les anciens vitraux de Dufêtre.

On peut voir actuellement les vitraux de Raphaël Lardeur (né en 1890) ayant réalisé à l’exposition universelle de 1925 une exposition remarquée dans le courant porteur de l’Art Déco. Ils illustrent la vie de Jésus et de la Vierge sur les murs des nefs latérales.

Charlyvitraux1Dans le chœur, des vitraux modernes de Ribes (prêtre lyonnais ordonné en 1947 sont présents, inspirés d’un symbolisme accentué.

 

C’est grâce à l’action de Louis Vignon, curé de Charly, nommé en 1954 que ces vitraux furent installés dés 1959 ; après l’ouverture de la fenêtre centrale du chœur trois vitraux de Ribes apportent des remarquables tonalités.

Texte réalisé par l’association Charly Patrimoine – Michel Carrier

Eglise MilleryMILLERY – Eglise Sainte Croix

Histoire

C’est à l’emplacement d’un petit oratoire où l’on priait depuis longtemps que, vers 1460, l’église fut construite. Elle n’était composée alors que d’une nef et d’un sanctuaire.

A cette construction, deux chapellles s’ajoutèrent à l’édifice : celle de la Sainte Vierge vers 1545 et celle du Sacré-Coeur entre 1600 et 1650.

Le clocher est de style clunisien : cela veut dire qu’il a quatre pans.

L’église a souffert de la révolution. A cette époque, elle a servi de salle de réunion après avoir été « dévastée des attributs de la superstition et du fanatisme ». Les trois cloches furent descendues et fondues pour faire des baïonnettes.

En 1851, elle a été rénovée et agrandie, puis en 1891, elle a été entourée d’une barrière de fer forgé.

L’intérieur de l’église fut restauré deux fois au cours du XXème siècle. Des vitraux furent installés ; le maître-autel de marbre fut modifié selon les normes de la Réforme liturgique issue du Concile Vatican II.

En 2008, le clocher a été surmonté d’un clocheton. Ce clocher est donc aujourd’hui « mornantais ».

A voir…

La Vierge en bois doré

Au niveau du retable de la chapelle de droite, est une statue de la Vierge remarquable par son expression de maternelle bonté. Elle est l’oeuvre du sculpteur Pierre Isnard, commande passée par le Conseil de Fabrique en 1697.

Les habitants de Millery ont toujours beaucoup tenu à leur Vierge. Pendant la Révolution, pour la soustraire aux révolutionnaires, ils l’avaient cachée dans un puits, aux Grés.

Les « Saints » de Millery

Dans le chœur, au dessus des stalles, sont installés quatre bustes-reliquaires. Ce sont les « Saints » de Millery. Ils ont été placés là en 1874, sur des socles en bronze, après avoir été restaurés en 1871.

Ces bustes étaient autrefois posés sur le retable de l’ancien autel, derrière et entre les chandeliers. Ces « Saints » étaient promenés lors des processions.

Ces bustes contiennent les reliques de saint Concesse, sainte Donnée, sainte Juconde et Saint Vincent. Ces reliques ont été authentifiées en 1870 par Mgr. Ginoulhiac, archevêque de Lyon. Saint Concesse est un martyr qui fut exécuté à Rome avec Démétrius et Hilaire. Sainte Donnée fut immolée à Rome le 31 décembre, on ne sait quelle année, et ensevelie au cimetière de Calliste sur la Voie Appienne. Sainte Juconde souffrit le martyre à Nole. Saint Vincent, le patron des vignerons, était un diacre de Saragosse; il fut martyrisé à Valence, en Espagne, l’an 304.

Eglise de VernaisonVERNAISON – Eglise Saint Denis et Saint Blaise

A l’origine, du point de vue religieux, « Verneyson » dépendait de l’abbaye d’Ainay. Le 26 février 1153, le prieuré et l’église romane devinrent possession des bénédictins de l’abbaye d’Ainay installés ici pour défricher la forêt. En 1518, la paroisse se scinda en deux villages : « Charli » et « Verneyson ».

L'ancienne église de Vernaison

L’ancienne église de Vernaison

Devenue trop petite, l’église fut abandonnée et, en 1869, commença la construction d’une nouvelle église sur un terrain de la famille Serre. Elle fut consacrée le 25 mai 1873. Au XXème siècle, divers aménagements furent exécutés pour s’adapter aux nouvelles dispositions liturgiques. Des trois cloches de l’église actuelle, deux se trouvaient dans l’ancienne église ; la plus petite, datant de 1824, fut refondue en 1895. Le bourdon fut béni par Mgr. Coullié, archevêque de Lyon, le 18 août 1895.

Eglise VourlesVOURLES – Eglise Saint Bonnet

Histoire

Lorsqu’il est arrivé à Vourles, en 1822, le Père Querbes a trouvé une église en mauvais état. Cette église n’existe plus.

Ce n’est pas lui qui prit l’initiative des travaux : le projet existait avant son arrivée. Mais, avec l’aide du maire, M. Magneval, avocat bien introduit à la préfecture et de quelques autres notables, il fit avancer le dossier. L’ancienne église fut démolie. La nouvelle est bâtie à angle droit avec l’ancienne. Elle est plus grande. Cette église de Vourles, que le Père Querbes a vu construire de 1826 à 1828 alors qu’il ébauche son projet de fondation, est de style basilical, le style de la basilique Saint Jean de Latran à Rome, donc très «romaine» et non pas romane comme le bâtiment primitif du 12e siècle qui l’a précédé… Une architecture qui n’était pourtant pas à la mode en son temps. Il aura d’ailleurs fallu, semble-t-il, que le Père Querbes apprenne à la connaître pour l’apprécier, ce qu’il a tout de même pu faire quand il est allé à Rome en 1838. La commune acheta une maison et un jardin attenants pour loger correctement la bâtisse et assurer un dégagement (place).

En 1825, M. Farges, architecte de la ville, dressa les plans de l’église. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 25 avril 1826 et la construction, rondement menée puisque, dès septembre 1827, le Père Querbes invita Mgr. de Pins à venir bénir l’église. Ce sera fait le 5 mai 1828.

Dans ses grandes lignes, l’église actuelle est celle du Père Querbes. Mais l’autel de 1827 se trouvait au fond de l’abside ; avancé, il a été simplifié. La sacristie a été ajoutée après le Père Querbes ; dans les chapelles de droite (Sainte Vierge) et de gauche (Anges Gardiens) les statues aussi sont postérieures (la statue de la Vierge est dûe à Fabisch, le sculpteur de la Vierge de Lourdes).

A voir…

Les vitraux

Les vitraux sont les oeuvres des maîtres verriers Baron, Mauvernay et Dufêtre. Seize baies éclairent l’intérieur de l’église : six en bas et dix en haut. Le décor de plusieurs vitraux se rattache à l’histoire de l’église :

  • Saint Bonnet, évêque, patron de la paroisse,
  • un paroissien (le maire de Vourles) agenouillé, entouré de ses patrons : Saint Guillaume et Saint Antoine,
  • Saint Louis agenouillé, patron du Père Querbes,
  • le Père Querbes sur qui veille Saint Viateur, deux religieux de sa communauté,
  • le premier noviciat et l’église de Vourles dans le fond (ce vitrail date de 1860).

Les seize très belles baies, qui forment un ensemble très homogène et représentatif de l’art du vitrail au XIXème siècle, sont inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

La vitrine

La plupart des objets dans cette vitrine datent des XVIIIème et XIXème siècles. La signification de certains de ces objets est indiquée sur ces étiquettes.