Homélie du dimanche 31 décembre 2017

Luc 2, 22-40 : Dimanche de la Sainte Famille – B – DES FOYERS CHRETIENS

Aujourd’hui, on parle de crise de l’institution familiale. La crise, sans doute, existe. Cependant, bien que nous soyons les témoins d’une véritable révolution dans la conduite familiale et que beaucoup aient prêché la mort de diverses formes traditionnelles de famille, personne n’annonce sérieusement aujourd’hui, la disparition de la famille.

Au contraire, l’histoire semble nous enseigner que c’est dans les moments les plus difficiles que les liens familiaux se resserrent. L’abondance sépare les hommes. La crise et la pénurie les unissent. Face au pressentiment que nous allons vivre des moments difficiles, ils sont nombreux ceux qui présagent une renaissance de la famille.

Souvent, le désir sincère de beaucoup de chrétiens d’imiter la Famille de Nazareth a favorisé l’idéal d’une famille fondée sur l’harmonie et le bonheur de leur propre foyer. Il est sans doute nécessaire de promouvoir aussi aujourd’hui l’autorité et la responsabilité des parents, l’obéissance des enfants, le dialogue et la solidarité familiale. Sans ces valeurs la famille est vouée à l’échec.

Mais ce n’est pas n’importe quelle famille qui répond aux exigences du Royaume de Dieu établies par Jésus. Il y a des familles ouvertes au service de la société, et des familles égoïstes, repliées sur elles-mêmes. Des familles autoritaires et des familles où l’on apprend à dialoguer. Des familles qui éduquent dans l’égoïsme et des familles qui enseignent la solidarité.

Concrètement, dans le contexte de la crise économique qu’on voit un peu partout, la famille peut se transformer en une école d’insolidarité où l’égoïsme familial devient le critère d’action configurant le comportement social des enfants. Par contre, elle peut – elle doit – être le lieu qui peut rappeler à l’enfant que nous avons un Père commun à tous et que le monde n’est pas limité par les quatre murs de sa propre maison.

C’est pourquoi nous ne pouvons pas célébrer la fête de la Famille de Nazareth sans relever le défi que nous lance notre foi. Nos foyers, deviendront-ils ce lieu où les nouvelles générations pourront entendre l’appel de l’Évangile à la fraternité universelle, à la défense des abandonnés et à la recherche d’une société plus juste, ou bien se transformeront-ils en une école de la plus grande indifférence, de l’inhibition et de la passivité égoïste face aux problèmes d’autrui ?

Faisons-nous en sorte que nos enfants, à l’exemple de l’Enfant Jésus, grandissent et se fortifient, remplis de sagesse, et que la grâce de Dieu soit sur eux.

Père Javier

 

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